Sexualité féminine : “quand ça fait mal»
🔥 Une sensation de brûlure,
⚡ un tiraillement,
✂️ parfois même l’impression d’une « coupure » au moment de la pénétration…
🤍 Des douleurs dans le bas-ventre selon certaines positions,
🤍 des contractions après la relation sexuelle…
Et souvent, le silence.
Tu n’oses pas en parler.
Alors tu réduis les rapports, tu les évites… ou tu continues malgré la douleur.
👉 Si tu te reconnais, sache-le : tu n’es pas seule. Et surtout, ce que tu vis est légitime.
La dyspareunie : mettre un mot sur la douleur
La dyspareunie désigne des douleurs persistantes ou récurrentes lors des rapports sexuels avec pénétration.
Elles peuvent apparaître :
⏱️ au tout début,
⏱️ pendant,
⏱️ ou après la relation sexuelle.
📍 Ces douleurs peuvent être :
· superficielles (à l’entrée du vagin),
· profondes (dans le bassin ou le bas-ventre).
⚠️ La dyspareunie n’est jamais à banaliser.
Elle impacte la qualité de vie, la relation au corps, au désir, à l’autre…
Elle mérite une prise en charge personnalisée, globale et respectueuse.
Un trouble fréquent… mais encore invisibilisé
En consultation, environ 20 % des femmes sont concernées par des douleurs pendant les rapports.
Et ce chiffre ne tient pas compte de toutes celles qui :
🤐 minimisent,
🤐 s’habituent,
🤐 ou n’osent pas du tout en parler.
Pourquoi ?
Parce que, dans nos représentations collectives, la douleur féminine dans la sexualité est encore trop souvent considérée comme tolérable, acceptable, voire normale.
Quand les femmes consultent… pour les conséquences
Très souvent, les femmes ne viennent pas consulter d’abord pour la douleur,
mais pour ce qu’elle entraîne :
💭 « Je n’ai plus envie »
💭 « Je le fais quand même, mais je me force »
💭 « J’ai peur qu’il se lasse »
Elles me disent aussi :
· « Je ne peux pas le laisser comme ça »
· « J’ai peur de le perdre »
· « Il est malheureux, ça lui manque »
· « Et s’il allait voir ailleurs ?… »
❤️ Se soucier du bien-être de l’autre est profondément humain.
Mais il est important de se rappeler une chose essentielle :
👉 Pour aller vers le mieux-être à deux, il faut d’abord s’autoriser à être bien avec soi.
Et ici, une question simple :
❓ Qui a mal ?
❓ Qui ressent la brûlure, la peur, les contractions ?
👉 TOI. Dans TON corps
Pourquoi la douleur s’installe (et ne “passe pas”)
🧠 Notre corps et notre cerveau sont intimement liés.
Lors d’une première expérience douloureuse :
· le cerveau enregistre la douleur,
· elle s’inscrit dans la mémoire sensorielle.
Puis, pour te protéger :
🛑 le cerveau met en place un système de défense (tu n’y peux rien, il le fait en dehors de ta volonté),
🛑 message interne : « ça fait mal, on évite »,
🛑 le périnée se crispe.
Et quand tu anticipes la douleur :
😰 la peur apparaît,
⚠️ le stress s’active,
💧 la lubrification diminue.
👉 Résultat : encore plus de douleurs.
🔁 C’est un cercle vicieux, fréquent dans la dyspareunie.
Pourquoi les dyspareunies concernent majoritairement les femmes
🔎 Pour des raisons anatomiques :
· un vagin peut être pénétré même sans excitation ni lubrification,
· alors qu’un homme non excité n’a pas d’érection.
👉 Cela ne rend pas la douleur normale.
👉 Cela explique pourquoi elle est si souvent endurée en silence.
Sortir du silence : une étape essentielle
🗣️ La première étape, si tu ne veux plus avoir mal, est de nommer la douleur.
✋ D’arrêter de la subir.
🤝 Et que le partenaire s’arrête dès que la douleur apparaît.
Ce n’est pas simple.
Nous sommes traversé·es par :
· des normes culturelles,
· des rôles genrés,
· des expériences passées parfois douloureuses.
Une seule expérience peut devenir un modèle inconscient, donnant l’impression qu’il n’y a pas d’autre possible.
💡 Pourtant, le changement est possible.
Un exemple très fréquent en consultation
🛋️ Je vais te partager une situation que j’ai déjà rencontrée en cabinet.
Un couple vient consulter ensemble.
Madame évoque des douleurs très pénibles à la pénétration.
Monsieur est présent, attentif, et dit clairement être là pour la soutenir.
Ensemble, ils expliquent qu’ils continuent pourtant à avoir des rapports sexuels sans rien changer, malgré la douleur.
Mais la situation devient de plus en plus difficile.
👉 Madame a mal… et elle continue d’accepter la pénétration.
👉 Monsieur sait que sa compagne a mal… et la pénétration continue quand même.
Alors une question essentielle se pose :
pourquoi ?
· Madame prendrait-elle du plaisir à avoir mal ?
➡️ Non. Elle souffre et veut que cela s’arrête.
· Monsieur serait-il indifférent ou cruel ?
➡️ Non. Il est sincère dans son soutien et souhaite réellement que sa compagne n’ait plus mal.
💡 Tous deux sont pris dans un conditionnement genré puissant et inconscient :
« Je lui dois mon corps » / « Elle me doit son corps ».
Ce schéma peut exister dans le plus grand amour.
Les sentiments ne sont pas en cause.
C’est une construction sociale profonde qui empêche parfois d’écouter le corps.
👉 Le travail thérapeutique permet de remettre de la conscience, de la sécurité et du choix là où il n’y avait plus que de l’automatisme.
Les risques quand on continue à se forcer
⚠️ À long terme :
· la douleur s’accentue,
· la sexualité est vécue pour l’autre,
· la culpabilité s’installe,
· le désir diminue,
· les incompréhensions grandissent dans le couple.
Comprendre pour sortir de la douleur
La dyspareunie peut avoir des causes multiples :
🩺 médicales (infection, cicatrice, accouchement difficile…)
🧠 psychiques et émotionnelles (peurs, contrôle, vécu douloureux, difficulté à lâcher prise…).
🕊️ Prendre le temps d’en parler, de comprendre et de poser des mots est une étape clé.
Sortir du cercle infernal est possible
Un accompagnement en sexothérapie permet :
✨ d’élargir la définition de la sexualité,
✨ d’ouvrir une communication plus juste dans le couple,
✨ de retrouver un chemin vers le plaisir,
✨ de réérotiser ce qui était devenu source de souffrance.
Conclusion : tu n’as pas à t’habituer à la douleur
Non, la douleur n’est pas une fatalité.
Non, tu n’as pas à « faire avec ».
Oui, il existe des solutions adaptées à ton histoire, à ton corps, à ton rythme.
En tant que sexothérapeute, je t’accompagne avec douceur, sans jugement, pour t’aider à retrouver une sexualité respectueuse de toi.
🤍 Tu mérites une sexualité qui ne fait pas mal.
Si tu le souhaites, je peux t’accompagner sur ce chemin en consultation.
Tu n’es pas seule.