Cerveau … et corps !
Parler, oui… mais si on y ajoutait le corps ?
Pendant longtemps, nous avons appris à penser que le cerveau et le corps fonctionnaient séparément.
D’un côté les pensées, les émotions, le psychique.
De l’autre, le corps, presque mis de côté.
Et pourtant… quand le cerveau ne va pas, le corps parle.
Fatigue, douleurs, tensions, prise ou perte de poids, sommeil perturbé, peau qui réagit…
Le corps raconte souvent ce que les mots n’arrivent pas encore à dire.
En accompagnement thérapeutique, la parole est précieuse.
Mettre en mots, comprendre son histoire, déposer ce qui pèse : c’est essentiel.
Mais souvent, parler ne suffit pas.
J’ai récemment accompagné une femme, après un parcours de violences conjugales.
Elle avançait, comprenait, mettait du sens… mais restait profondément épuisée, coupée d’elle-même, de son élan, de sa féminité.
Puis elle a bénéficié d’une séance de shiatsu.
En sortant, elle m’a dit, bouleversée :
« Je suis à bout. Mon corps me le crie. Je vais enfin l’écouter. »
Quelques semaines plus tard, quelque chose avait changé.
Son visage était plus apaisé.
Elle avait ralenti son rythme, pris soin d’elle, retrouvé de la douceur envers elle-même.
Elle me disait :
« Ce toucher a tout accéléré… comme si mon corps m’avait aidée à penser plus vite. »
C’est exactement cela.
Le corps n’est pas à côté du soin.
Il est au cœur du soin.
C’est aussi ce que je travaille en sexo-corporel au cabinet.
On parle, bien sûr.
Mais on observe aussi le corps, ses tensions, ses rythmes, ses réactions, ses élans.
On utilise des exercices simples, concrets, pour reconnecter sensations, désir, confiance et mieux-être.
Parce que la sexualité ne se vit pas seulement dans la tête.
Parce que l’esprit et le corps sont indissociables
Thomas d’Aquin l’énonçait à la fin du XVe siècle : « Rien dans la conscience qui ne passe d’abord dans les sens »
Et souvent, quand le corps retrouve sa place, les changements deviennent plus profonds… et plus durables.